feminist book club : « Sorcières : La puissance invaincue des sorcières » de Mona Chollet

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« Qu’elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois à victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. »

On pense « chasse aux sorcières » = mythique histoire de crimes de l’Eglise tuant quelques femmes en Europe et aux USA pendant cette période bien sombre qu’est le Moyen-Age. Chollet nous explique avec brio et rigueur l’ampleur de ce mensonge historique : ( « Une histoire niée ou déréalisée » selon Mona Chollet)

J’apprends donc pour la première fois que la chasse aux sorcières est

– Un génocide de femmes, une « explosion de misogynie » comme l’écrit Anne L. Barstow dans « Witchcraze »

– Que cette folie se déroula durant la Renaissance, période supposée être « de lumières », « éclairée », porteur de Descartes et de sa méthode, et non durant le Moyen-Age.

– Que ce sont des procès civils, et non religieux, de l’Inquisition comme nous en avons l’impression.

Cela à renforcer ma compréhension sur le fait que la misogynie est une construction sociale. Et que si on regarde de plus près l’Histoire, on se rend compte de c’est l’Histoire de la construction de la haine des femmes.

« Aucun groupe au monde ne fut jamais si longtemps et si durement insulté »

estime Bechtel Guy dans «les quatre Femmes de Dieu. La putain, la sorcière, la sainte et la Becassine ».

« Mais toutes les femmes, même celles qui n’ont jamais été accusées, ont subi les effets de la chasse aux sorcières. La mise en scène publique des supplices, puissant instrument de terreur et de discipline collective, leur intimait de se montrer discrètes, dociles, soumises, de ne pas faire de vagues. En outre, elles ont dû acquérir d’une manière ou d’un autre la conviction qu’elles incarnaient le mal ; elles ont dû se persuader de leur culpabilité et de leur noirceur fondamentale.C’en était fini de la sous-culture féminine vivace et solidaire du Moyen-Age, constate Anne L. Barstow. Pour elle, (c’est) la montée de l’individualisme – au sens d’un repli sur soi […] »

Merci Mona !

Féministement vôtre,

Et vous, c’est quoi votre livre féministe préféré ?!